On ne se découvre qu'en se tournant vers ce que l'on n'est pas


J'ai souvent tendance à regarder en arrière et à regretter le temps d'avant. J'ai la mauvaise habitude de ressasser les souvenirs jusqu'à avoir la déprime bien blottie contre moi. Je pleurs seule. Je porte un attachement inconditionnel aux photographies, aux petits souvenirs futiles, aux moments anodins. Je les repasse en boucle dans ma tête, juste pour être certaine de ne jamais les oublier. Et chaque son, chaque odeur, chaque couleur provoquent un retour dans le passé. Je passe ma vie en arrière. J'oublie parfois de vivre l'instant présent. C'est peut-être pourquoi j'ai du mal à grandir et à changer. Une année est passée et pourtant, je me sens encore comme cette petite fille qui, il y a 366 jours, ne savait pas ce qu'elle voulait de la vie. Un peu perdu dans la blogosphère que je me suis crée, je joue un personnage fictif, déguisée ou travestie sous une plume tricheuse. Je ne suis pas moi mais celle que j'ai toujours voulu être, avalanche de mots surfaits et remaniés à l'infini. Jamais contente, je joue à tournoyer mon stylo à bille entre mes doigts et tapoter sur les quelques touches de mon clavier d'ordinateur, pour vous parler de ce que je sais le mieux faire, mentir. Dans le fond, que savez-vous exactement de moi? Rien. Vous pensez peut-être que nous sommes pareils, vous et moi, car vous arrivez à ressentir les émotions que je veux créer à travers mes belles phrases sans aucune profondeur. Eh bien non, ne prétendez surtout pas me comprendre. Je ne suis pas du tout cela. Je n'ai pas une belle vie, en fait, je n'ai rien du tout. Avec aucun talent en poche, je réussi ma vie en trichant. Je pense qu'on arrive à de telle conclusion lorsque l'on n'a plus rien à perdre. Ma vie est illusion de mes paroles et je crois bien que c'est la chose la plus triste qui pouvait m'arriver. Mais ne vous inquiétez surtout pas pour moi, je vais devoir me reprendre et faire face aux changements. Oublier le passé, commencer enfin à vivre dans le présent et penser au futur. Sans mentir. Sans jouer. Sans fuir. J'ai remarqué qu'il y a des êtres que l'on repousse sans cesse, un jour, inévitablement, ils arrêteront de revenir et étant donné que l'on les désire si ardemment que l'on va devoir périr, seul. Je n'ai plus envie de devoir dire "Je ne veux pas que tu reviennes, j'aurais juste voulu que tu restes." Moi, je ne veux pas cela. Non. Absolument pas. Dans la vie, plus les choses changent, plus elles restent les mêmes mais parfois, le changement a du bon. Le changement est tout. Alors changeons.

«Qu'est-ce qui pousse certains auteurs à se cacher derrière un pseudonyme ; est-ce qu'un écrivain, finalement, possède une existence réelle ?»
# Posted on Friday, 09 May 2008 at 3:02 PM
Edited on Thursday, 22 May 2008 at 11:05 AM

Les chances perdues font autant partie de la vie que les chances saisies,
et une histoire ne peut s'attarder sur ce qui aurait pu avoir lieu.

Dans la mémoire, les choses n'ont pas toujours le même poids.
Quelques jours peuvent compter plus que cent ans
# Posted on Sunday, 27 April 2008 at 5:02 PM
Edited on Thursday, 22 May 2008 at 11:13 AM

Ma conscience prend des barbituriques, vacille et tangue jusqu'au caniveau

Ma conscience prend des barbituriques, vacille et tangue jusqu'au caniveau
16h05. Bouum. Paf. A terre. J'ai été tuée d'un coup.
Les vies n'ont pas de sens.
Quelqu'un vit, puis meurt, et ce qui se passe entre les deux n'a pas de sens.
# Posted on Monday, 21 April 2008 at 10:28 AM
Edited on Thursday, 22 May 2008 at 11:10 AM

Le temps se meurt, mais la nostalgie demeure

"Etre seul est devenu une maladie honteuse. Pourquoi tout le monde fuit-il la solitude? Parce qu'elle oblige à penser. De nos jours, Descartes n'écrirait plus: "Je pense donc je suis." Il dirait: "Je suis seul donc je pense." Personne ne veut la solitude, car elle laisse trop de temps pour réfléchir. Or plus on pense, plus on est intelligent, donc plus on est triste."
Frederic Beigbeder.
Le temps se meurt, mais la nostalgie demeure
# Posted on Monday, 10 March 2008 at 12:06 PM
Edited on Monday, 12 May 2008 at 2:48 PM

Est-ce que ce garçon-là valait la peine? Je n'en sais rien. Mais il valait ma peine

Est-ce que ce garçon-là valait la peine? Je n'en sais rien. Mais il valait ma peine
Je le sais. Vous passerez et ne prendrez pas le temps de lire. Cela est parfait. Je pourrais donc m'exprimer sans tabou et sans retenue. Tout s'embrouille. Je vois ces semaines qui passent, ce temps qui file. Chaque semaine m'éloigne de mon passé, chaque jour me rapproche de mon futur. Chaque heure qui passe m'éloigne du manque. Le temps efface ma peine. Je n'y aurais jamais cru et pourtant. J'oublie, je parle au passé, sans pour autant effacer ce qui m'appartient niché au fond de moi. Et je songe à mon présent. De nouveaux êtres qui entrent dans ma vie. De nouveaux regards auxquels je m'attache. Une nouvelle main qui saisit la mienne. Sourire. Aujourd'hui pour de vrai, en ne pensant qu'au fait que je sois heureuse au moment présent avec un être si formidable. Se dire qu'il faut ré apprendre à s'attacher à quelqu'un sans trop avoir peur, sans craindre de périr un jour inconnu. Réapprendre à vivre pour le moment présent. Oublier les maux qui m'ont rongé. Se remettre à rêver. Retrouver la spontanéité de se serrer contre un garçon. Ne plus étouffer mon malaise quand ceux-ci m'effleurent. Réapprendre la sensualité. Se rééduquer à l'autre, sans que le c½ur et le corps n'aient de flash-back sur des images et des sensations passées. Commencer un nouveau récit qui aurait pour titre : « A la fin de cette page, serais-je à nouveau capable d'aimer ? »
Désormais capable de redire : « Je tiens à toi ».
Je suis encore si fragile.


Que se passe-t-il?
# Posted on Saturday, 01 March 2008 at 6:23 PM
Edited on Thursday, 08 May 2008 at 11:38 AM

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