# Posté le lundi 16 juillet 2007 05:22

Modifié le lundi 23 novembre 2009 18:04

Je fais aller, je fais courir

Je fais aller, je fais courir
Les rêves ne meurent jamais. Ce sont les gens qui meurent. On joue au chat et à la souris. Je devrais dire "je", je suis seule, alors ce n'est même plus amusant. Je sais que tu me reconnais. En coup de vent. Tu baisses la tête. "Je ne t'ai pas vu", c'est cela ? J'ai peut-être du noir autour des yeux, peut-être les cheveux plus longs qu'avant. Oui, avant, cela veut tout dire. Les "demain", les "aujourd'hui" ne se dessinent plus avec et grâce à toi. Pourtant, il y a bien une vie après avant. Mon c½ur ne s'est pas arrêté de battre. Tu as peut-être encore grandi, tu as peut-être les cheveux plus sombres. Tu es sans doute encore plus beau. Peut-être que tu as grandi, dans ta tête, aussi, peut-être que tu connais mieux la vie. Le goût de la vie. Amer ou acide. J'en connais maintenant les côtés les plus sombres. Moi, je connais mieux le goût des larmes, depuis que tu es parti. Peut-être que cela ne t'intéresse pas. Peut-être que je suis morte, pour toi. Je serais peut-être morte pour toi. Cela n'en aurait pas valu la peine, je le sais. Mais je n'ai pas choisi de t'aimer, je n'ai pas choisi de te rencontrer, je ne le regrette pas. Je n'ai pas choisi de rester seule toutes ces nuits. Tu aurais pu être là, mais tu ne l'étais pas. Il pleuvait des fois, tu sais, souvent. Mais à quoi cela sert-il encore de penser à toi ? C'est ce que vous hurlez. "Oublier, apprends à le conjuguer". Mais c'est comme une claque, quand je te vois. Cela me brûle, si jamais sourire il y a, il se tire vers le bas. Pourquoi ? Tous ces "pourquoi", je ne fais pas la liste, c'est déjà assez triste. Tu me manques. Ou pas. C'est "avant" qui me manque, c'est toujours mieux avant. Quand j'avais moins de n½uds dans les cheveux, le c½ur, quand tout était encore possible, quand la vie était douce, quand on était tous innocents. Et tous ceux qui partent, qui sont partis, qui partiront. Moi, je suis toujours la même, c'est bien cela le problème. Je n'ai pas suivi, et maintenant je suis perdue, et plus j'attends, et moins j'ai de chance de vous retrouver, de te retrouver. Le ciel se couvre, toujours du gris. Mon soleil, mon soleil, où es-tu parti ? Tu as éteins la lumière, je crois. Attends-moi au paradis, je te rejoins! Si jamais paradis il y a .

# Posté le mardi 17 juillet 2007 06:35

Modifié le lundi 23 novembre 2009 17:56

[ ... ]

- J'aimerais tant te dire qu'il n'est pas trop tard et que tout est possible. Maintenant que c'est trop tard, j'ai l'étrange sentiment que ça aurait été incroyable. Mais comme tu le dis, aujourd'hui, tu aimes Y. et il a beaucoup à t'offrir et tu l'acceptes. C'est le plus important.

- J'aimerais tant te dire que les regrets, j'en ai pleins les poches et pourtant, c'est eux qui nous font avancer. C'est eux qui font que les choix que nous avons aujourd'hui sont ce qu'ils sont. Tu as raison, tout es possible dans la vie..il faut juste attendre le bon moment et ne pas le laisser filer (comme nous avons pu le faire). Entre toi et moi, entre nous, cela a toujours été incroyable et cela restera ainsi...dans mes souvenirs.
La fin du jeu entre A. et D.

# Posté le jeudi 19 juillet 2007 13:25

Modifié le mardi 14 juillet 2009 12:45

Vous ne savez pas ce que c'est que d'être aimé.
Vous ne saurez jamais ce que c'est que d'être aimé.
Pierre Lapointe.

# Posté le mercredi 25 juillet 2007 15:41

Modifié le lundi 13 juillet 2009 18:11

Je n'étais même pas triste. Effondré sans être triste. Cette histoire se finissait d'une façon tellement banale, d'une façon tellement médiocre que j'en perdais tout désir de tristesse. J'avais espéré tellement de grandes choses pour la vie. J'avais, je m'en souviens, tellement d'espoirs. Et voilà, on en était peut-être au point culminant de mon existence insignifiante, voilà, ça se passait comme ça, ça se réglait avec les formules les plus utilisés. J'aurais souhaité, au moins, que mon malheur fût héroïque, détestable, qu'il fût une dévastation sans précédent. J'avais en réalité un rôle de moins gratifiant. J'étais celui qui pleure d'une histoire misérable. D'une histoire bas de gamme. Sans consolation sur la puissance de son destin. Des larmes tièdes.

J'ai revisité toute notre histoire pour tenter de m'en défaire, et plus je la parcourais, plus j'avais l'impression qu'on aurait presque pu, qu'on était passé à côté de quelque chose, et que c'était maintenant trop tard, à jamais trop tard. Tous les espoirs défilaient cyniquement. Nous aurions beaucoup voyagé, ensemble. Nous serions partis pour le désert du Moyen-Orient, la Jordanie et Israël. Nous serions partis pour l'Amérique latine vers les lacs magiques de Bolivie. Nous aurions vu tous les continents, et partout nous aurions fait l'amour. C'est con à dire, mais nous aurions eu des enfants, et tout ça. Je sens que cela fait rire. D'avoir mon âge et de dire ce que je dis.
Neiges Artificielles, Florian Zeller.

# Posté le vendredi 27 juillet 2007 06:55

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 12:59

Ne jamais dire jamais, il y a toujours quelque chose à tenter

Ne jamais dire jamais, il y a toujours quelque chose à tenter

# Posté le jeudi 02 août 2007 02:14

Modifié le mercredi 24 juin 2009 16:04

J'ai peur d'être trop égoiste pour être capable de le rendre heureux.

# Posté le dimanche 12 août 2007 15:14

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 15:09

Il était une fois quelqu'un comme moi

Il était une fois quelqu'un comme moi











Organiser l'avenir, c'est comme vouloir modifier le passer. On dit que la passion fournit les arguments incontestable pour contourner les obstacles. On dit que peu importe si le début paraît petit. On dit que les choses ne changent pas, que c'est nous qui changeons. On dit que la joie est en tout, qu'il faut savoir l'extraire. J'aimerai qu'à quatre-vingt-dix ans, je puisse dire que je me suis accrochée comme un aimant à mes rêves d'enfant. Que je les ai réalisés même s'ils semblaient impossible. Que j'y ai cru. Que j'ai eu confiance, et que j'ai compris la signification de la chance.

# Posté le samedi 18 août 2007 04:29

Modifié le lundi 11 mai 2009 12:27

Non. Je ne manque nulle part, je ne laisse pas de vide. Les métros sont bondés, les restaurants comblés, les têtes bourrées à craquer de petits soucis. J'ai glissé hors du monde et il est resté plein. Comme un ½uf. Il faut croire que je n'étais pas indispensable. J'aurais voulu être indispensable à quelque chose ou à quelqu'un. A propos, je t'aimais. Je te le dis à présent parce que ça n'a plus d'importance.
Jean Paul Sartre.

# Posté le dimanche 26 août 2007 11:39

Modifié le lundi 23 novembre 2009 17:32

Je suis de plus en plus athazagoraphobe

Bien sûr je pourrais être aigri de ce qui m'est arrivé. Mais c'est inutile. Il y a tant de beauté dans le monde. Parfois j'ai l'impression qu'elle me submerge, de partout en même temps, mais c'en est trop. Mon c½ur se remplit comme un ballon, prêt à exploser. Et là, je comprends qu'il faut que je lâche prise, que j'arrête d'essayer sans cesse de m'y raccrocher. Et ça glisse sur moi comme de la pluie. Et je ne peux plus rien éprouver d'autre que de la gratitude pour chaque instant de mon insignifiante petite vie. Vous ne comprenez pas ce que je suis en train de vous dire n'est ce pas ? Ne vous en faites pas, un jour, vous comprendrez.
American Beauty.

# Posté le mardi 28 août 2007 16:27

Modifié le lundi 23 novembre 2009 17:35